Comment profiter efficacement de l’effet levier en Bourse (et limiter les risques associés) ?

L’effet levier est un principe bien connu sur les places de marché et permet aux traders de pouvoir spéculer plus tout en n’ayant pas plus d’argent. Cela signifie qu’ils ont plus d’argent à dépenser, même s’ils ne le possèdent pas. Ce paradoxe s’explique facilement et l’effet levier y est pour beaucoup. Et même si son utilisation peut paraître obscure pour les néophytes, il reste un outil très pratique pour tous ceux qui veulent gagner plus d’argent.

Petite définition de l’effet levier

L’effet levier est un principe financier. Il s’agit d’un outil qui vous permet d’augmenter votre capacité financière. De facto, vous pouvez investir plus d’argent en Bourse sans recourir à des fonds plus importants qui vous appartiennent. En bref, vous pouvez spéculer avec l’argent d’autrui.

Ainsi, en utilisant l’effet levier, un trader peut multiplier son capital de base jusqu’à 1000 fois. Autrement dit, il est capable de négocier des volumes beaucoup plus importants, des quantités d’actions beaucoup plus importantes que ce qu’il possède en réalité.

Pour y parvenir, le trader ou l’investisseur va demander une sorte de ligne de crédit pour augmenter sa position et pouvoir investir plus. Cela dit, même si on peut rapprocher cela d’une ligne de crédit, ce n’en est pas une, puisqu’on n’attend pas de vous à ce que vous remboursiez quoi que ce soit.

Bourse

Peut-on utiliser l’effet levier pour s’autofinancer ?

Oui, il est possible d’utiliser l’effet de levier pour s’autofinancer. C’est une technique d’autofinancement bien connues. Elle permet d’augmenter la rentabilité de ses propres capitaux en s’endettant.

Mais s’endetter pour se financer présente des risques… Car un crédit a toujours un coût. Comme le dit l’adage : « emprunter coûte de l’argent. » Ainsi, pour que l’effet de levier soit positif, et donc qu’il vous rapporte de l’argent, il faut que la rentabilité de l’investissement soit supérieur à ce qu’il vous coûte en réalité. Cette différence est un bénéfice, ce qui fait que l’effet de levier est dit positif.

Il existe également un effet de levier négatif qui est le résultat d’un rendement inférieur au coût. lors, l’emprunt coûte de l’argent et vous vous appauvrissez.

De nombreuses entreprises ont recours à l’effet levier pour se financer. Et de plus en plus de particuliers y ont également recours. Pour une société, l’effet levier permet de répondre aux exigences des actionnaires qui, eux, attendent de l’entreprise qu’elle soit rentable.

Existe-t-il des risques à l’effet levier ?

Oui, et ils peuvent se révéler très importants. Il faut rappeler qu’avoir recours à l’effet levier pour se financer est un processus risqué. Pourquoi ? Tout simplement parce que cela signifie que vous mettez en péril votre propre épargne.

Et au plus on négocie un effet de levier fort, au plus le risque grandit. C’est pour cela qu’il est très dangereux de se lancer dans l’effet de levier sans expérience et de ne pas être accompagné d’un professionnel dans la démarche.

En réalité, si on écoute les financiers chevronnés, eux-mêmes n’utilisent pas régulièrement ce mécanisme.

Il faut également aborder un autre point. Il existe un effet de levier, mais les leviers sont multiples. Tout comme dans la réalité, plus le levier est long, plus il est possible de faire des bénéfices. Par exemple, un effet de levier de 100:1, 1000:1, etc. Ce chiffre indique la somme qu’il est possible d’emprunter par rapport à ses avoirs personnels, c’est-à-dire ses liquidités, ses fonds. Avec un levier de 100:1 (cent pour 1), il est possible d’investir 100 euros pour chaque euro qu’on possède. Dans la pratique, il est donc possible d’acheter pour 100.000 euros d’actions, tout en ayant que 1.000 en poche. Et plus le ratio augmente, plus il est possible d’investir. Mais les risques augmentent en proportion.

Illustrer l’effet de levier dans la vie réelle

L’effet levier est un outil positif lorsque les bénéfices retirer sont supérieurs aux coûts de l’endettement. Si une entreprise connaît une croissance forte, un emprunt lui permettra de grandir plus vite. Et, même si l’emprunt à un coût, celui-ci est masquer par les bénéfices qu’il rapporte. On peut ramener ce principe à l’individu qui achète une maison. Pour l’acheter, il souscrit un crédit hypothécaire. A titre d’exemple, celui-ci peut être de 2 %. Mais si la croissance du marché immobilier est forte ou s’il fait des travaux lui-même, la plus-value réalisée sur le bien lui permettra de récupérer les intérêts payés à la banque. L’effet de levier, pour l’individu, est de recourir à un emprunt hypothécaire pour s’offrir quelque chose dont il n’a pas les moyens.

Qu’on soit une société ou un particulier, l’endettement produit par l’effet de levier  procure un effet démultiplicateur à l’action menée. Il est possible de profiter de l’entièreté d’un investissement, tout en y amenant qu’une infime partie.

Comment savoir si on doit avoir recours à l’effet levier ?

L’effet levier est un outil puissant, mais il s’apparente parfois à un boomerang lorsque les risques sont mal calculés.

Avant d’investir son argent et d’utiliser l’effet de levier, il convient de bien étudier son objectif. Car, somme toute, il s’agit d’un endettement. Et lorsqu’on joue en Bourse, il s’agit d’un endettement personnel dans lequel on engage ses avoirs ou sa fortune. On peut donc tout perdre du jour au lendemain.

Il est donc judicieux de réfléchir à la rentabilité du projet dans lequel on se lance et de vérifier si l’effet de levier est bénéfique à l’emprunteur.

Les bénéfices sont ceux qu’on s’impose. Certaines personnes se satisfont de 2 %, là où d’autres exigent 10 %. Enfin, un couple qui investit dans la pierre cherche un autre type de bénéfice que celui qui investit en Bourse. Et la rentabilité se fait sur une autre période également.

Comme il a déjà été dit, l’effet de levier est à double tranchant. S’il peut être extrêmement lucratif lorsqu’il est positif, on peut subir un « coup de massue » quand le rendement devient négatif. Et au plus l’effet est important, autant le retour peut être violent.

Comme il a déjà été question précédemment, on trouve des centaines de leviers différents. Mais quel qu’il soit, il reste un emprunt auprès d’une banque ou d’un organisme de prêt. Et comme toujours, si la situation devient périlleuse, la banque ou l’organisme de prêt va s’affoler. Dans ce cas-là, il peut se passer plusieurs choses :

  • peu rassurée, la banque va augmenter ses taux de prêts et donc les coûts grèveront la rentabilité
  • en cas de dévalorisation des actifs achetés, la banque peut émettre un appel de marge, et donc inviter son client à ajouter des liquidités pour assurer ses positions.
  • en cas de non-réponse du client, la banque vendra les positions sur les places de marché et récupèrera son investissement. Les pertes seront alors essuyées par le client, sur ses propres liquidités.
Effet levier

5 conseils pour diminuer les risques

Ne pas avoir recours à l’effet de levier : l’énorme majorité de la population est néophyte et il est faux de croire qu’on peut maîtriser des outils pointus, voire carrément le marché, sans expérience. IL ne faut pas perdre de vue qu’il s’agit d’un financement qui se situe à mi-chemin entre l’emprunt (classique sur lequel on paie des intérêts) et un pari au casino (où on peut perdre toute sa mise en cas de contre-performance).

Ne pas chercher d’effet de levier significatif : si on cherche à avoir un effet de levier, il faut se contenter d’un minimum. Cela permet non seulement de diminuer le risque, mais surtout, cela vous permet d’apprendre à connaître l’outil et de pouvoir l’augmenter graduellement.

Connaître ses limites : quand on débute en Bourse, il faut pouvoir se fixer des limites. Comme les joueurs professionnels, la définition des objectifs permet de ne pas déraper, de ne pas surinvestir, et de garder les pieds sur terre. Se faire accompagner d’un conseiller financier et définir un budget mensuel sont d’excellentes initiatives allant dans ce sens. De même, il est improbable d’avoir de gros rendements dès les premiers mois et la course aux bénéfices finit souvent dans le mur.

Rester dans la simplicité : on trouve de tout sur internet et de nombreux sites forex vous proposent d’investir en Bourse et de devenir instantanément riche. Mais ce type de plateforme peut être dangereux si vous n’en maîtrisez pas les rouages. Mieux vaut donc éviter tous les produits complexes comme les CFD, turbos et warrants qui ne sont pas régis par la Bourse. De plus, ils nécessitent une attention quotidienne, et donc du temps que vous n’avez sans doute pas.

Apprendre les principaux ordres de Bourse : en Bourse, il existe deux ordres qui vous permettent de maîtriser le cours des événements, même quand vous n’êtes pas là… Il s’agit du « stop limit » qui permet de limiter les pertes et de liquider les positions une fois qu’elles ont atteints un seuil plancher. Le second ordre le « limit order » qui vous permet de bloquer vos gains une fois un niveau atteint.

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1 réponse

  1. richesse dit :

    Bonjour,
    vous utilisez l’effet de levier dans ce cas avec des achats sur marge, mais il y a une technique plus simple, prendre un prêt consommation (on peut en trouver en 2019 à 2% et investir), ces prêts sont amortissables donc plus le temps passe plus le risque diminue. De plus la banque ne peut pas faire d’appel de marge dans ce cas.
    Cordialement

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